


Les bibliothèques universitaires françaises ont déjà un empan d’horaires d’ouverture élargi.
La comparaison avec des bibliothèques universitaires étrangères n’a pas à nous faire rougir.
Cambridge, reconnue pour son excellence, a des horaires d’ouverture pour sa bibliothèque de 9h à 19h15, en régime normal pendant la semaine, avec une pointe à 22h pour les partiels de Pâques, une ouverture le samedi de 9h à 17h et une fermeture le dimanche.
L’extension des horaires d’ouverture ne doit pas être un fétiche, ni être réduite à une prestation de service, alors que les bibliothèques universitaires ont à proposer un véritable projet de service, pour négocier le virage de la modernité, en faisant évoluer l’offre de service et l’offre documentaire. Seuls des personnels qualifiés peuvent effectuer cette tâche.
De plus, L’extension des horaires d’ouverture a un coût financier et un coût écologique :
Pour le SNPTES-Unsa, ouvrir plus tard et/ou le dimanche, aura inévitablement pour effet de dégrader les conditions de travail des agents et aura également un impact sur leur vie privée.
De plus, le travail des personnels ne peut se réduire au seul accueil "extensif" des usagers. Il ne faut pas nier l’intérêt des autres tâches, pourtant indispensables à l’heure de l’hybridation des contenus et des supports et à l’heure de l’illusion de la qualité qu’offre internet. Pourquoi un label « NoctamBU » et pas un label « FormaBU » ?
En conclusion, il paraît indispensable de ne pas raisonner sur les bases réductrices d’un indicateur unique et quantitatif mais de réfléchir, en concertation avec les personnels, sur la meilleure façon d’accueillir les usagers, de les former et de leur fournir la documentation dont ils ont besoin.
Le SNPTES-Unsa revendique la mise sur pied d’une politique globale de la documentation, faisant une part nécessaire aux horaires d’ouverture mais qui ne se réduirait pas à cette seule question.
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