


La parenthèse temporelle de la campagne électorale est enfin achevée.
Le remaniement ministériel laissant entrevoir un changement à la tête de notre ministère de tutelle n’a pas eu lieu, seul le Cabinet de Madame Pécresse a connu quelques bouleversements. L’expectative devient à présent insupportable tant les dossiers s’accumulent.
Un bref rappel pour mesurer le niveau de notre frustration. Suite à la loi LRU votée en août 2007 Madame Pécresse ouvre un chantier devant conduire à une revalorisation des carrières pour les personnels de l’enseignement supérieur. Elle fait appel à Rémy Schwartz, conseiller d’état, pour piloter ce chantier.
Monsieur Schwartz remet son rapport le 9 juillet 2008. Ce document reconnu pour l’acuité de son analyse est considéré par la communauté universitaire comme fondateur pour une nouvelle approche en matière de gestion des ressources humaines.
Rémy Schwartz s’est intéressé aux origines du statut ITRF, statut qu’il considère comme le plus en phase avec la réalité du terrain. Ce statut créé par arrêté du 31 décembre 1985 a permis la titularisation de la grande majorité des contractuels d’état recrutés dès 1968 pour faire face à la massification étudiante.
Ce statut ITRF s’inspire très largement de celui des ITA propre aux organismes de recherche. Cette proximité statutaire crée une identité communautaire des personnels techniques de l’enseignement supérieur et de la recherche propre à développer un sentiment très fort d’appartenance à une institution.
Les outils de gestion n’ont fait que renforcer ce sentiment d’appartenance. Le mode de recrutement, les modalités d’évolution de carrière et surtout la culture de l’évaluation singulière au sein de la fonction publique ont fait du statut ITRF un statut de référence. Il a gagné progressivement des domaines hors de l’enseignement supérieur (les champs du hors sup.). Il est devenu un statut d’accueil pour un grand nombre de familles professionnelles en déshérence statutaire. Il était temps de s’interroger sur sa pérennité et sa capacité à s’ouvrir à l’ensemble des personnels IATOSS. Rémy Schwartz l’a fort bien compris suggérant la création d’une filière administrative et technique unique, en clair la mise en œuvre d’un statut unique que nous appelons régulièrement de nos vœux.
La Ministre souhaite des personnels motivés, des personnels rassurés sur leur devenir, des personnels reconnus alors que leur charge de travail ne cesse de croître. Il lui revient d’offrir à ces collègues la perspective d’une gestion harmonieuse de leur carrière dans le cadre d’un statut unique pour l’ensemble des personnels techniques et administratifs. Toute autre disposition conduira à la confusion et sera inévitablement source de conflits.
Il est impératif d’ouvrir rapidement de véritables négociations sur la base du rapport Schwartz conduisant à une revalorisation des carrières comme le ministère s’y était engagé. Nous ne pouvons plus nous contenter de propos lénifiants, nous exigeons des actes en conformité avec les promesses qui nous ont été faites. Les tergiversations, les reports, les retards, tous ces atermoiements contribuent à la dégradation d’un dialogue social qui a été présenté comme la pierre angulaire de l’action ministérielle. Il est grand temps de renouer les fils de ce dialogue qui ont permis par le passé quelques avancées dans l’intérêts des personnels concernés.
Cette respiration démocratique fait défaut dans un conflit opposant les personnels des services informatiques des rectorats et le ministère de l’éducation nationale qui veut imposer, sans concertation préalable, la mise en place du schéma directeur des infrastructures.
Cette restructuration des services informatiques conduira, à terme, à des suppressions de postes d’informaticiens, à une dégradation de l’outil de travail et son corollaire un service rendu aux usagers de moindre qualité.
A ce jour, les services du ministère de l’éducation nationale sont restés sourds à nos demandes réitérées d’une négociation pour sortir de l’impasse actuelle. Est-ce là, encore une fois, une attitude responsable pour sortir d’un conflit que le ministère par son autisme à contribué à installer. Encore une fois faisons la démonstration de notre volonté commune d’aboutir à un compromis sur des bases claires et négociées dans le respect de nos responsabilités respectives.
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