


Le mouvement de contestation initié voici plusieurs semaines par les enseignants-chercheurs ne s’essouffle pas aussi vite que l’espéraient les pouvoirs publics. Il se nourrit de l’exaspération générale liée à une situation économique et sociale catastrophique. Malgré le travail incessant des organisations syndicales, des structures informelles se créent sous forme de collectifs, associations ou coordinations amplifiant le message de désarroi ressenti sur le terrain.
A l’évidence l’autisme des pouvoirs publics face aux revendications portées par les organisations syndicales, le mépris affiché de la part d’une partie de la classe politique en direction du « tiers état syndical » engendrent l’émergence d’une contestation tous azimuts relayée par ces instances informelles qui n’ont que la légitimité qu’elles s’octroient. Certes, ces collectifs sont les formes premières du malaise qui jouent leur rôle de sentinelle, mais en aucun cas ils ne sauraient se substituer à l’activité syndicale. Les syndicats, tout particulièrement le nôtre, travaillent dans la durée, au jour le jour sur le terrain. Respectueux des mandats que leur ont donnés les collègues ils ne peuvent brandir des revendications qui n’ont pas été démocratiquement élaborées ou qui risqueraient de ne jamais aboutir.
Le gouvernement, sourd à tout dialogue constructif, entend mettre à mal les contre-pouvoirs syndicaux.
Les exemples ne manquent pas de réformes gouvernementales mal préparées, imposées, parfois avec brutalité, sans tenir compte de l’avis des partenaires sociaux, à des pans entiers de la fonction publique dont les agents sont régulièrement vilipendés par média interposés.
Les universités, et les organismes de recherche n’échappent pas au maelström réformateur. La communauté universitaire s’inquiète des dispositions contenues dans la loi LRU. Le SNPTES les avait dénoncé en juin 2007 lors de la présentation du projet de loi.
Il est regrettable que ceux là même qui en dénoncent le principe aujourd’hui avec le plus de virulence ne nous aient pas accompagnés hier dans la lutte que nous menions avec quelques uns avant que cette loi ne soit votée en catimini pendant l’été 2007.
Notre combat se poursuit tant sur le plan national que local. Nous devons imposer notre voix auprès de nos autorités de tutelle et au sein de la communauté universitaire. C’est seulement à ce prix que nous ferons aboutir nos légitimes revendications.
Le SNPTES s’y emploie au quotidien à travers son réseau militant.
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