


L’université française a été secouée par un conflit d’une durée exceptionnelle. Jamais la communauté universitaire n’a été à ce point déstabilisée. Les origines de ce conflit sont directement liées aux déclinaisons pratiques de la loi LRU (libertés, responsabilités des universités), en particulier le volet gestion locale des ressources humaines, conséquence logique de l’autonomie accordée aux universités.
En voulant imposer sans réelles concertations la réforme du statut des enseignants-chercheurs les pouvoirs publics n’ont pas pris la mesure du rejet massif de la communauté universitaire à l’égard de ces réformes multiples et souvent brouillonnes. La collectivité universitaire a été trop souvent stigmatisée par les propos irresponsables de la part d’un pouvoir politique méconnaissant les efforts engagés, sans moyens financiers et humains suffisants, par les personnels pour répondre à la massification de l’enseignement supérieur.
Le monde de la recherche fut à son tour déstabilisé par un ensemble de réformes visant à modifier en profondeur le fonctionnement des organismes de recherche.
Le mécontentement gagne aussi les rectorats et les inspections académiques, les services de ressources informatiques dont les missions vont être profondément modifiées pour répondre aux impératifs de la RGPP (Révision générale des politiques publiques).
La liste des conflits n’est malheureusement pas exhaustive mais elle démontre l’incapacité d’un pouvoir politique engagé dans une course folle pour réformer une société qui a d’abord besoin d’être écoutée, rassurée et encouragée pour surmonter une crise économique et financière sans précédent secouant l’ensemble des économies mondiales.
Ecouter, dialoguer et négocier devraient être les fondements d’un dialogue social débouchant sur des réformes comprises et acceptées. Cela reste l’objectif du SNPTES-UNSA. Sûre de sa légitimité acquise scrutin après scrutin notre organisation n’a jamais pratiqué la politique de la chaise vide. Nous continuerons à faire pression sur notre ministère de tutelle pour que nos revendications, rappelées dans ce journal, aboutissent dans l’intérêt des personnels que nous avons l’honneur de représenter.
Mais l’activité syndicale ne saurait être un exercice solitaire, elle réclame un maillage dense de responsables locaux qui sont à votre écoute, attentifs à vos attentes, socle de nos revendications.
Le SNPTES, organisation majoritaire, vous offre cette qualité d’écoute et de représentation. Notre appareil syndical créé en 1953 pour défendre spécifiquement les personnels techniques et administratifs de l’enseignement supérieur et de la recherche voit son influence s’étendre à d’autres secteurs comme les bibliothèques, d’autres ministères tel celui de la santé et des sports, à d’autres établissements en prise avec l’enseignement ou la diffusion du savoir tels le CNDP, le CNED, ainsi qu’aux rectorats et service centraux…
Ce dynamisme, cette force à lutter contre les injustices, cette capacité à négocier, c’est à vous que nous le devons.
Ce syndicalisme au plus près de vos préoccupations, de vos attentes emporte votre adhésion confirmée lors des différentes consultations électorales. Nous avons, à présent, besoin de votre soutien pour poursuivre dans cette voie fondée sur des valeurs de solidarité, de partage et d’indépendance.
Rejoignez-nous, ensemble nous serons plus forts !
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