


Ce député s’appuie sur l’un des constats du comité de suivi de la loi LRU : les membres extérieurs des Conseils d’Administration des universités ne participent pas à l’élection des présidents d’universités (puisque la loi stipule qu’ils sont nommés par le président de l’établissement, une fois celui-ci élu par les seuls membres élus du Conseil d’Administration).
Passons sur le fait qu’il nous parait parfaitement légitime que les universitaires soient maîtres de l’élection de leurs présidents, surtout dans la configuration actuelle, à savoir des CA dans lesquelles le nombre de membres extérieurs à l’établissement a considérablement cru, puisqu’ils en représentent de 24 à 35 % des membres.
Mais le pire dans la solution proposée par Mr Apparu, c’est qu’elle permettrait au Recteur d’avoir une influence déterminante quant au choix du président de chaque université : « À l’exception des représentants des collectivités territoriales ou de leurs groupements, les personnalités extérieures à l’établissement, membres du conseil d’administration, sont nommées pour une durée de quatre ans, dans des conditions fixées par décret, par une commission constituée par le recteur d’académie où est situé l’établissement et assurant la représentation de son environnement économique. » On nous a dit que la loi LRU visait à donner plus d’autonomie aux universités : une telle procédure autoritaire ne peut qu’être rejetée tant par les opposants aux mauvais aspects de cette loi que par ses tenants !
Jacques Drouet - drouet.jacques@wanadoo.fr
01 48 84 08 62
(Secrétaire Général du SNPTES-UNSA)
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