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La communauté universitaire conformément à une majorité de français fait entendre son hostilité aux méthodes imposées par un gouvernement pressé par le Président de la République de mettre en place les réformes contenues dans sa plate forme électorale. En 2007 la loi responsabilités des universités (LRU) réformant le fonctionnement des universités est votée dans la précipitation, sans réelle concertation, mais avec le consentement d’un grand nombre de présidents.
L’autonomie des établissements tant souhaitée par les présidents d’université s’accompagne d’une modification des modes de gestion des personnels. Aujourd’hui les enseignants s’inquiètent de ce pouvoir exorbitant attribué aux présidents, ils manifestent massivement soutenus dans leur combat par l’ensemble de la communauté universitaire. Comment en est-on arrivé là ?
L’urgence à réformer camoufle en fait une incompétence à négocier. La mise en place de la LRU est l’exemple de cet autisme que nous oppose le pouvoir politique. Au constat partagé par une majorité d’acteurs de la communauté universitaire répond un catalogue de dispositions rédigées avant même la consultation des représentants de cette communauté. La politique du blanc-seing ne fait pas partie de notre vision démocratique du dialogue social.
Si, comme nous l’espérions, nos interlocuteurs ministériels avaient pris soin d’écouter nos critiques et retenu quelques unes des propositions de la communauté universitaire, nous ne serions pas englués dans une gangue de méfiance et d’incompréhension qui alourdit une atmosphère déjà dégradée par un climat social anxiogène. Fallait-il aussi, dans ce contexte tendu, que le Président de la République se lance dans une attaque sans précédent contre les acteurs de la recherche dans un discours d’une trivialité blessante où les truismes faciles le disputent au mépris.
Il est temps de revenir à un dialogue social respectueux des places respectives de chacun dans la société. Aux pouvoirs publics de nous écouter comme des partenaires choisis par ceux là même qui nous ont donné mandat lors des élections professionnelles de parler en leur nom.
Choisy le Roi, le 11 février 2009
Jacques Drouet - Secrétaire Général
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