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Contrairement aux calculs du gouvernement, la mobilisation ne faiblit pas contre le projet de réforme des retraites. Au contraire, l’autisme et la rigidité dogmatique de nos gouvernants poussent une part toujours plus importante de la population dans la rue, pour exprimer sa révolte. Ce n’est certes pas aux organisations syndicales de se substituer aux politiques, mais comment ne pas prendre parti quand le modèle social sur lequel repose notre société et nos emplois est attaqué de toutes part, et que le gouvernement se fait dans ce combat le complice d’un libéralisme sauvage ?
Comme beaucoup l’ont souligné, cette réforme est injuste et inconséquente. Inconséquente, car ne garantissant en aucun cas la pérennité du financement du système de retraites par répartition. On nous dit vouloir prendre en compte l’allongement de l’espérance de vie. Certes, nous vivons plus vieux, et il serait logique que plus d’actifs contribuent au financement de leurs aînés.
Mais combien de plus de 55 ans retrouvent un emploi après avoir, de plus en plus nombreux, été licenciés ?
Est-il pertinent de faire financer les retraites par les chômeurs ?
Profondément injuste, car marquée par une taxation exclusive des revenus du travail, préservant de ce fait les revenus du capital. Et ce, au moment même où la politique de beaucoup de grosses entreprises est de licencier pour pouvoir verser de meilleurs dividendes à leurs actionnaires !
Est-ce le rôle de l’Etat que de renforcer ce déséquilibre en se désengageant massivement du secteur de l’emploi, dans une stratégie volontariste de casse du service public ?
Cela fait bien longtemps que les inégalités sociales n’ont été aussi fortes en France, rarement une politique nationale ne s’est révélée aussi clientéliste et népotique.
C’est pourquoi le SNPTES-UNSA appelle, au côté de toutes les organisations syndicales, à maintenir une mobilisation massive pour faire reculer le gouvernement sur ce projet de réforme des retraites qui cristallise un mécontentement très large face à la politique gouvernementale.
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