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La journée du 20 novembre doit être l’occasion d’afficher notre profond mécontentement face à un gouvernement autiste.
Les partenaires sociaux n’ont cessé d’alerter le Président de la République et le gouvernement sur la dégradation du pouvoir d’achat, sur la recrudescence de travailleurs pauvres qui concerne aussi les fonctionnaires en début de carrière.
Aucune réponse collective n’est proposée.
Le gouvernement est décidé à démanteler la Fonction Publique en s’attaquant en premier lieu à ses agents. Par les propos tenus ici et là dans les médias le pouvoir politique entretient l’image du fonctionnaire nanti, inutile et coûteux.
L’objectif clairement affiché dans le programme présidentiel est bien la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Au delà des agents, le gouvernement, fidèle à sa logique, remet en cause les structures mêmes de la Fonction Publique :
les statuts, les grilles de rémunération.
Il met en péril la continuité territoriale des services publics.
En s’attaquant aux services publics le gouvernement prend le risque d’aggraver la situation des français les plus défavorisés.
Demain,
moins de tribunaux,
moins de centres de soins,
moins d’écoles.
L’université n’échappera pas à la cure d’amaigrissement que nous impose le gouvernement.
Au-delà du regroupement d’établissements, le devenir des sites délocalisés est en jeu. De même la concurrence entre universités débouchera sur une relégation d’établissements de taille moyenne les transformant en « collèges universitaires ».
La recherche n’est pas épargnée la tentative de mettre au pas le CNRS pour le transformer en agence de moyens participe des mêmes principes :
réduction des coût et pilotage autoritaire des thématiques de recherche.
Encore une fois le maillage territorial de l’enseignement supérieur et de la recherche sera gravement affecté.
Les décisions sont déjà prises, il faut simplement les parer d’un habillage de dialogue social.
Les mesures sont annoncées dans les médias avant que les partenaires sociaux s’en saisissent.
Le gouvernement de Monsieur FILLON donne l’impression d’écouter mais n’entends pas.
Le 20 novembre soyons nombreux pour demander le maintien d’un service public à la française servis par des agents respectés et mieux considérés.
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